lundi 14 décembre 2009

Le recomptage confirmerait les résultats de la présidentielle

Le recomptage partiel des voix n'a pas modifié l'issue de l'élection présidentielle roumaine, remportée par le chef de l'Etat sortant Traian Basescu, a annoncé hier soir la commission électorale.
Basescu s'est imposé au second tour le 6 décembre avec 50,3% des suffrages, soit 70.000 voix d'avance sur le social-démocrate Mircea Geoana qui a contesté le résultat devant la Cour constitutionnelle en parlant de fraude. La Cour avait ordonné vendredi que soient recomptés d'ici aujourd'hui plus de 138.000 bulletins du second tour. La commission électorale précise que 2 137 sont valides, dont 1 169 en faveur de Basescu et 968 pour Geoana. Le résultat doit encore être validé par la Cour constitutionnelle.

samedi 12 décembre 2009

Contestations et recomptage d'après présidentielle

Dès l'annonce des résultats officiels, le candidat social-démocrate Mircea Geoana a annoncé qu'il allait contester devant la Cour constitutionnelle le résultat de la présidentielle roumaine, remportée par le président sortant de centre-droit Traian Basescu. "L'obligation de respecter la confiance accordée par cinq millions de Roumains nous mène à la conclusion naturelle, démocratique et nécessaire de contester devant la Cour Constitutionnelle le résultat de cette élection", a déclaré M. Geoana. Et d'ajouter : "Nous ne pouvons pas rester impassibles quand il y a de si nombreux indices sur des sommes d'argent allouées à l'achat de votes, sur du tourisme électoral, et des votes multiples. "
Des propos complèter par Liviu Dragnea, secrétaire général du PSD : "Je suis convaincu que les Roumains ont choisi Mircea Geoana, mais l’appareil d’Etat de Traian Basescu souhaite son maintien au pouvoir à tout prix".
Traian Basescu, le cavalier solitaire, a donc gagné la présidentielle roumaine, au terme d'un final à suspense. Donné perdant, dimanche soir, le chef de l'État obtient finalement 50,33 % des voix, contre 49,66 % au social-démocrate Mircea Geoana. Le vote des Roumains de l'étranger, qui ont opté en masse pour Traian Basescu, a été décisif.
Les estimations avancées dimanche soir ne tenaient pas compte des votes de la diaspora roumaine mais Basescu en a massivement bénéficié. Selon le ministère des Affaires étrangères, sur les 147 754 Roumains de l’étranger qui se sont déplacés, 78,86% ont voté pour Traian Basescu et 21,13% pour Mircea Geoana.
Pays paralysé
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) juge que le scrutin s'est déroulé, globalement, de façon normale, mais encourage les autorités à enquêter sur les irrégularités mises en avant.
Le vainqueur Basescu a tenté, hier, de se poser en rassembleur, remerciant ses électeurs, mais aussi ceux de son rival : " Vous êtes tous Roumains et, en tant que Président, je vous traiterai sur un mode égalitaire." Rassembler sera un vrai défi, car le Président est plus connu pour son caractère tempétueux que pour son sens du compromis.
Le Parti démocrate-libéral de Traian Basescu veut "entamer des négociations", notamment du côté des libéraux et du parti de la minorité hongroise, pourtant ralliés à Mircea Geoana. " L'option la plus crédible et la plus raisonnable est celle d'un gouvernement minoritaire démocrate-libéral, soutenu au Parlement par ces formations, analyse le politologue Radu Alexandru. Il va être difficile d'arriver à un tel compromis et de dépasser les clivages actuels. Mais la situation du pays est critique et il faut sortir de cette logique d'affrontement."
138 000 bulletins de vote à recompter
La Cour constitutionnelle de Roumanie a ordonné que soient recomptés 138.000 bulletins de vote du second tour de l'élection présidentielle : "La Cour (...) a décidé à la majorité de réexaminer les bulletins de vote annulés et a chargé le Bureau électoral central de les recompter pour déterminer s'il y a des différences(...)". Selon des analystes, il est peu probable qu'un nombre suffisant de votes annulés soient déclarés de nouveau valables et que cela change l'issue du scrutin. "Je ne pense pas que la proportion de bulletins qui pourraient être déclarés valides soit telle que le résultat de l'élection en soit changé", déclarait Mircea Marian, commentateur politique pour le journal Evenimentul Zilei. "Cela ne fait que renforcer l'incertitude politique. Nous nous rapprochons du chaos".
La Cour constitutionnelle a également reçu une requête des sociaux-démocrates l'annulation pure et simple du second tour mais n'a pas indiquer quand elle compte l'examiner.
Ces recours en justice prolongent la crise politique que la Roumanie connaît depuis que les sociaux-démocrates et d'autres partis de l'opposition ont, en octobre, fait tomber le gouvernement de centre-droit de Basescu et de ses alliés.
En 2004, lors des élections législatives et présidentielle en Roumanie, les sondages sortie des urnes étaient aussi en contradiction avec le résultat final.

La Moldavie toujours sans président

En raison de l'absence de l'opposition communiste - majoritaire - au parlement lundi, Marian Lupu n'a pu être élu à la présidence du pays. "Marian Lupu a obtenu 53 voix", a indiqué à la presse Ion Plesca, président de la commission électorale parlementaire alors que 61 voix sont requises pour permettre l'élection du chef de l'Etat. Le départ ou l'absence de parlementaires est une manoeuvre utilisée depuis le printemps par les libéraux, qui ont refusé de voter pour ou contre le président proposé par les communistes.
Cette fois-ci, le seul candidat en lice, Marian Lupu, a obtenu les suffrages des 53 députés de l'Alliance pour l'intégration européenne, nouvelle coalition au pouvoir. Un score insuffisant pour être élu car le candidat proposé doit réunir au moins les trois cinquièmes des votes au Parlement (soit 61 sur 101 députés).
Elections partielles en juin 2010
Un nouvel amendement à la Constitution, approuvé il y a quelques semaines, ne prévoit plus l'obligation d'avoir deux propositions de candidats à la présidence. Par contre, en cas d'un deuxième échec du vote – inévitable avec le boycott des communistes –, le président par intérim Mihai Ghimpu doit convoquer des élections parlementaires anticipées. "Les communistes poussent donc le pays vers de nouvelles élections anticipées", conclut Timpul le quotidien moldave, qui remarque qu'elles ne pourront pas avoir lieu avant le 16 juin 2010.
Dans cette perspective, "le pouvoir va perdre la confiance du peuple mais aussi celle des bailleurs à l'Ouest comme à l'Est", craint Marian Lupu, cité par la Nezavissimaïa Gazeta de Moscou. "Le candidat n'exclut pas une réduction de l'aide déjà promise par la Russie et le FMI." Ex-pays soviétique, la Moldavie avait déjà été confrontée à des élections anticipées le 29 juillet, à la suite de l'échec des communistes d'imposer leur président par deux fois devant un Parlement alors déserté par les libéraux.
Ancien communiste, Lupu est soutenu par les quatre partis de l'Alliance pour l'intégration européenne au pouvoir depuis septembre après avoir écarté le PC aux législatives de juillet.
Ces quatre formations disposent de 53 députés sur les 101 sièges que compte le parlement.
Jusque-là, le gouvernement intérimaire ne sera donc pas en mesure de s'attaquer au gros des réformes indispensables dans cette ex-petite république soviétique de 4,1 millions d'habitants, en négociation depuis octobre avec l'Union européenne en vue d'un nouvel accord d'association.

Pour 2010, RFi continuera d'exister en Roumanie

RFi a décidé de réduire sa voilure. Un vaste plan vient d'être annoncé. Il passe par la vente de ses stations de radios FM en Bulgarie, au Portugal et en Serbie. L'audience de ces filiales serait trop faible pour être maintenues. RFi met donc un terme à la diffusion de ses programmes en allemand, polonais, loatien, albanais et turc à compter du 19 décembre même s'il sera toujours possible d'écouter la radio sur Internet (à l'exception des programmes en albanais et en turc). Ce plan a des conséquences sociales, 270 salariés se sont portés volontaires au départ.
RFi ne va conserver que deux radios filiales : Monté Carlo Doualiya, une radio en arabe qui émet vers le moyen orient. et RFi Roumanie qui couvre la Roumanie et la Moldavie. Ses relais RFM à Berlin en Allemagne et à Vientiane, Tirana et Korca en Albanie sont également conservés.

Les Blaxy girls prêtent à débouler en France

Actuel phénomène rock en Roumanie, de la même veine qu'Avril Lavigne, les Blaxy girls s'apprêtent à débouler en Europe. Le formation est composée de cinq jeunes filles, Rucsy, Amalia, Cristina, Gela et Ana-Maria qui n'ont pas encore 18 ans.
Grâce à leur premier titre If you feel my love, le girl-band roumain est rapidement devenu très populaire en Roumanie ainsi grand succès second est appelé Dear Mama. Le clip a été lancé au début de mars comme un cadeau pour les femmes et les mères du monde entier d'être chanté avec paroles en anglais.
Le premier album du groupe devrait prochainement être disponible dans les bacs.
Inconnue en France mais pas dans son pays, cette formation est apparue en demi-finale de l'édition 2008 du Golden Stag Festival, a été parmi les finalistes pour l'édition 2009 du concours Eurovision de la chanson roumaine et termine ex-aequo au deuxième rang.
Les Blaxy girls seront en compétition dans la sélection nationale de la Roumanie pour le Concours Eurovision de la chanson 2010 avec la chanson Save The World.
http://www.blaxygirls.com/flash/home.html

La bombe des Carpates


Rares sont les top models à nous arriver de Roumanie, mais quand ce pays de l'Est nous en envoie une, aux mensurations parfaite : 1m75 de charme intense pour 51kg et 89-59-89.
La superbe Catrinel Menghia a été découverte à 16 ans dans une rue de Bucarest, la capitale roumaine, et a immédiatement intégré une agence de mannequin. Après avoir défilé pour les plus grands et avoir été l'image mondiale de Giorgio Armani, Catrinel a posé en couverture des masculins FHM et Maxim.
La belle brune qui arbore un tatouage sexy juste au-dessus du pubis est aujourd'hui âgée de 24 ans et vit à Milan. On a pu la voir dans le Sports Illustrated - Swimsuits Issue, mais aussi en sous-vêtements sexy pour la marque Lise Charmel, dont elle est l'égérie depuis 2005, ou Aubade.

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture

Au 1er janvier 2010, le roumain Dacian Ciolos sera le nouveau commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural. La Roumanie obtient donc l'un des plus gros portefeuilles de la commission européenne.
"Dacian Ciolos est de loin le plus compétent de tous les noms que j’ai reçus pour ce poste", a déclaré Manuel Barroso. Traian Basescu a qualifié la nomination de Dacian Ciolos de "succès pour la diplomatie roumaine", alors que le principal intéressé s’est dit "heureux d’avoir la chance d’apporter sa contribution professionnelle à la construction européenne".
La Coordination Européenne Via Campesina a dans un communiqué déclaré attendre du nouveau Commissaire "qu’il propose au Conseil et au Parlement, les deux instances de co-décision, une réorientation de la PAC en rupture avec la politique actuelle, afin de répondre aux grands défis auquel l’agriculture européenne va devoir répondre pour les prochaines décennies : alimentation, climat, emploi, biodiversité, santé, énergie, cohésion des territoires…"
Cette nomination n'est pas une surprise. Dacian Ciolos (40 ans) est un ancien ministre de l’Agriculture de la Roumanie.
Diplômé en horticulture de l'Université de Cluj (nord-ouest de la Roumanie), Dacian Ciolos a préparé un doctorat à SupAgro (Ecole d'Agronomie de Montpellier). Il s’est également formé à l’agriculture biologique avec l’école nationale d’agronomie de Rennes. Marié à une française, proche de Michel Barnier, le nouveau commissaire est considéré comme un ami de la France.
Il remplace Mariann Fisher Boel qui a initié et mis en place la réforme de l’OCM viticole.
Accueil mitigé
Sa désignation a été favorablement accueillie par les organisations professionnelles comme l’AREV, présidée par Jean-Paul Bachy (Association des Régions Européennes Viticoles) qui se réjouit que "le nouveau Commissaire soit issu d’un pays ou la viticulture est une réalité économique", comme la Coordination Européenne Via Campesina qui espère qu’il pourra "porter haut et fort les intérêts des petites et moyennes exploitations agricoles d’Europe, souvent les plus multifonctionnelles".
La nomination d’un roumain à la tête d’une commission sensible a provoqué la colère des anglais : "Il y a trop d'enjeux financiers pour confier l'agriculture à un pays où la corruption est encore très présente". Les anglais estiment aussi que la composition de la nouvelle commission est un succès pour la France qui "avec la nomination de Michel Barnier au poste de Commissaire du Marché intérieur et des services financiers et celle de Dacian Ciolos à l’Agriculture détient deux postes de Commissaire" !
Futures orientations
Les prises de positions antérieures permettent de deviner les orientations du nouveau commissaire. Pour Dacian Ciolos : " La PAC nous permet de maintenir dans nos territoires des productions traditionnelles, facteurs d'emploi, essentielles pour le développement rural et pour l'aménagement du territoire. Il ne s'agit pas seulement de compétitivité. Il faudra des instruments de régulation du marché. On a laissé faire sur les services financiers et on a eu une grave crise. On court le même risque avec l’agroalimentaire en disant que le marché va tout faire. Nous devons construire un modèle alimentaire européen ". Dans ses déclarations, il ajoute souvent : "La commission devra apprendre à se rapprocher plus de la base" ou encore : " Si tous les hommes politiques arrivaient à descendre dans les territoires, à goûter les terroirs, à donner à leurs concitoyens le goût de voyager et de connaître la vie à côté de chez eux, alors l’Europe prendrais plus de sens ".
L'ancien ministre qui a milité pour la réintroduction du soja transgénique devra également aborder le thème des OGM.